Vous préparez un permis de construire ou une déclaration préalable et vous vous demandez comment présenter un plan de situation conforme ? Ce document cartographique est l’une des pièces centrales de votre dossier d’urbanisme, celle qui permet à l’instructeur de localiser précisément votre terrain dans son environnement. Un plan mal réalisé, incomplet ou illisible peut bloquer l’instruction pendant plusieurs semaines. Ce guide vous donne des exemples concrets, les règles à respecter et les outils gratuits pour réaliser un plan de situation qui répond aux attentes de votre mairie.
Comprendre le rôle du plan de situation dans un dossier d’urbanisme
Le plan de situation n’est pas un simple formalisme administratif. C’est le premier document consulté par le service urbanisme pour comprendre où se trouve votre projet et vérifier sa compatibilité avec les règles locales d’urbanisme.
Pourquoi le plan de situation est indispensable à votre permis de construire
Le plan de situation permet à la mairie de situer votre terrain dans la commune et de déterminer la zone du Plan Local d’Urbanisme qui s’applique. Selon que vous vous trouvez en zone urbaine, agricole ou naturelle, les règles de constructibilité varient radicalement. L’instructeur vérifie également la desserte par les réseaux, l’accès aux voies publiques et l’éventuelle présence de servitudes ou de protections patrimoniales. Sans ce plan, ou si celui-ci est flou, votre dossier sera déclaré incomplet et mis en attente.
Différences essentielles entre plan de situation, plan de masse et plan cadastral
Ces trois documents cartographiques sont souvent confondus, mais ils remplissent des fonctions distinctes. Le plan de situation montre où se trouve le terrain à l’échelle du quartier ou de la commune, avec une vision globale de l’environnement. Le plan de masse représente ce que vous allez construire sur la parcelle, avec les dimensions, les distances aux limites et l’implantation exacte du bâtiment. Le plan cadastral est un document officiel qui délimite juridiquement les parcelles, mais il ne suffit pas seul : il doit être annoté et mis en contexte pour devenir un plan de situation exploitable par l’administration.
À quelle échelle réaliser un plan de situation pour qu’il soit recevable
Les formulaires Cerfa indiquent généralement une échelle comprise entre 1/5 000 et 1/25 000. Pour une petite commune rurale, une échelle de 1/10 000 permet de visualiser l’ensemble du bourg. Dans une grande ville, privilégiez 1/5 000 pour que le quartier et les voies principales restent lisibles. L’objectif est simple : l’instructeur doit pouvoir repérer le terrain sans hésitation et situer le projet dans son contexte urbain ou paysager. Si vous imprimez le plan au format A4, vérifiez que les informations restent parfaitement lisibles.
Contenu obligatoire d’un exemple de plan de situation conforme

Un plan de situation efficace repose sur quelques éléments simples mais indispensables, que vous utilisiez un fond de plan cadastral, un extrait IGN ou une carte satellite.
Quels éléments doivent figurer impérativement sur un bon plan de situation
Votre plan doit montrer clairement la parcelle concernée, matérialisée par un contour ou un marquage coloré. Indiquez les voies publiques qui desservent le terrain, en notant si possible leur nom. Ajoutez des repères géographiques comme un bâtiment public, une église, un carrefour ou un cours d’eau proche, qui facilitent l’orientation. Enfin, veillez à ce que le plan soit propre, sans surcharge d’informations inutiles qui nuiraient à la lisibilité.
Mentions légales, orientation et échelle : les informations à ne jamais oublier
Sur chaque plan de situation, vous devez inscrire le nom de la commune, l’adresse complète du terrain et, si vous les connaissez, les références cadastrales (section et numéro de parcelle). L’orientation nord doit être indiquée par une flèche claire, généralement placée dans un coin du document. L’échelle apparaît sous forme graphique (une règle graduée) ou numérique (1/10 000 par exemple). Ces mentions permettent à l’instructeur de comprendre immédiatement le document, même imprimé en noir et blanc.
| Élément obligatoire | Exemple de présentation |
|---|---|
| Parcelle concernée | Contour rouge ou hachurage jaune |
| Nom de la commune | « LYON 3e arrondissement » |
| Adresse du terrain | « 12 rue des Jardins » |
| Référence cadastrale | « Section AB n°123 » |
| Orientation | Flèche avec mention « N » |
| Échelle | 1/10 000 ou règle graphique |
Comment rendre votre terrain parfaitement identifiable sur le plan présenté
La parcelle doit sauter aux yeux. Utilisez un contour épais, un surlignage ou un remplissage semi-transparent de couleur vive. Si votre projet concerne plusieurs parcelles adjacentes, numérotez-les et ajoutez une légende claire. Évitez les couleurs trop pâles ou les traits fins qui disparaissent à l’impression. Testez toujours votre plan en noir et blanc avant de l’envoyer, car de nombreux services d’urbanisme n’impriment pas en couleur.
Sources, modèles et outils pour créer un plan de situation exploitable

Inutile d’être géomètre pour produire un plan de situation conforme. Plusieurs outils gratuits et accessibles permettent d’obtenir un document de qualité professionnelle en quelques clics.
D’où partir pour un plan de situation : cadastre, Géoportail ou carte IGN
Le site cadastre.gouv.fr reste la référence pour obtenir un fond de plan officiel avec les parcelles délimitées. Vous pouvez y rechercher votre terrain par adresse ou par référence cadastrale, puis imprimer ou télécharger l’extrait. Géoportail, développé par l’IGN, offre une approche plus visuelle avec des fonds de cartes topographiques et des photos aériennes qui facilitent le repérage dans le paysage. Pour un projet en milieu rural ou naturel, la carte IGN au 1/25 000 reste un excellent support. Certaines mairies acceptent également des extraits Google Maps ou OpenStreetMap, à condition qu’ils soient clairement annotés.
Utiliser un modèle de plan de situation Word ou PDF sans perdre en qualité
De nombreux modèles gratuits circulent au format Word ou PDF. Le principe est simple : vous insérez une capture d’écran de votre fond de plan (cadastre ou Géoportail), puis vous ajoutez les annotations obligatoires dans des zones de texte. Veillez à utiliser une résolution suffisante pour l’image insérée, au minimum 150 dpi, afin que le plan reste net à l’impression. Avant de finaliser, imprimez une version test pour vérifier la lisibilité de l’échelle, des noms de rues et du marquage de la parcelle.
Outils en ligne pour générer un plan de situation gratuit et personnalisable
Plusieurs services en ligne automatisent la création de plans de situation. Vous saisissez l’adresse du terrain, l’outil localise la parcelle, ajoute automatiquement l’échelle, la flèche nord et un cadre de mise en page. Ces générateurs sont pratiques pour les particuliers qui ne maîtrisent pas les logiciels de dessin. Restez toutefois vigilant : vérifiez que les informations affichées sont exactes, que l’échelle correspond bien aux exigences de votre mairie, et complétez manuellement les mentions manquantes si nécessaire.
Adapter votre exemple de plan de situation aux spécificités du projet
Tous les projets n’exigent pas le même niveau de détail. Un petit abri de jardin et un immeuble collectif appellent des plans de situation différents, tant par l’échelle que par les informations complémentaires à fournir.
Comment ajuster le plan de situation selon la nature de votre projet
Pour une déclaration préalable portant sur une extension modeste ou un aménagement extérieur, un plan de situation simple à l’échelle de la commune suffit souvent. Pour un permis de construire de maison individuelle, privilégiez une échelle plus précise qui montre le voisinage immédiat, les accès et les réseaux. Si votre projet est complexe (immeuble, lotissement, établissement recevant du public), fournissez plusieurs extraits à différentes échelles : un plan large pour situer la commune, un plan de quartier pour montrer l’environnement direct.
Cas particuliers fréquents : lotissements, terrains enclavés et zones protégées
Dans un lotissement, mentionnez le nom du lotissement et le numéro de lot en plus de la référence cadastrale, car plusieurs propriétaires peuvent partager la même section. Pour un terrain enclavé, représentez clairement les servitudes de passage et les propriétés traversées pour accéder à la voie publique. En zone protégée (abords de monument historique, site classé, secteur sauvegardé), ajoutez sur le plan les repères de protection : périmètre du monument, limite du site, afin que l’instructeur identifie immédiatement les contraintes réglementaires applicables.
Comment vérifier que votre plan de situation respecte bien les attentes locales
Bien que le cadre réglementaire soit national, chaque mairie peut avoir ses préférences en matière de présentation. Consultez le site internet de votre commune, qui propose souvent des fiches pratiques ou des exemples types de plans de situation. Certaines mairies mettent à disposition des modèles téléchargeables adaptés aux spécificités locales. En cas de doute, n’hésitez pas à passer au service urbanisme avant de déposer votre dossier : un simple entretien de quelques minutes peut vous éviter plusieurs semaines de délai pour pièce manquante ou non conforme.
Un plan de situation réussi repose sur trois piliers : une localisation claire de la parcelle, des mentions obligatoires complètes et une présentation soignée. En utilisant les outils gratuits disponibles (cadastre, Géoportail, générateurs en ligne) et en adaptant votre plan au type de projet, vous maximisez vos chances d’obtenir une validation rapide de votre dossier d’urbanisme. Prenez le temps de vérifier chaque détail avant le dépôt, car ce document apparemment simple conditionne souvent le bon déroulement de toute votre démarche administrative.
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